Qualité de l’air en Europe en 2023

Le rapport de référence du Service Copernicus pour la surveillance de l’atmosphère (CAMS) est disponible

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Le programme européen Copernicus, à travers son service de surveillance de l’atmosphère (CAMS), publie régulièrement des bilans sur la qualité de l’air en Europe. Le rapport de référence pour l’année 2023 vient d’être diffusé par le Centre Européen de Prévision Météorologique à Moyen Terme. L’Ineris, qui coordonne le service dédié à l’appui aux politiques publiques*, en était le rédacteur principal.

Les résultats du rapport se distinguent d'un précédent rapport du Service Copernicus diffusé en 2024 et reposent sur la réanalyse CAMS construite en combinant les simulations de onze modèles de référence européens avec les données d’observation validées et officiellement rapportées par les États membres. Cette approche fournit une estimation de référence particulièrement robuste de la qualité de l’air.

Le rapport propose un état des lieux de la qualité de l’air en Europe en 2023, en se concentrant sur les principaux polluants atmosphériques réglementés ayant un impact sur la santé : ozone (O3), dioxyde d’azote (NO2) et particules fines (PM10 et PM2.5). Il fournit une description détaillée de la variabilité spatiale et présente plusieurs indicateurs clés, tels que les niveaux moyens de pollution, l’exposition des populations ou encore les dépassements des seuils réglementaires, définis par la directive européenne sur la qualité de l’air ambiant (2024/2881) et recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2021**. Il inclut également une analyse des tendances saisonnières, interannuelles et à long terme. Ces éléments permettent de mieux comprendre comment la pollution de l’air évolue d’une région à l’autre et au fil du temps, et de saisir les enjeux liés à la qualité de l’air, tant pour les décideurs publics que pour les citoyens.

En ce qui concerne l'année 2023, une baisse des émissions dans le secteur énergétique est notable par rapport aux années précédentes, cohérente avec les effets attendus des politiques de réduction en Europe. Les conditions météorologiques ont également joué un rôle important. L’année 2023 a été globalement chaude et humide, avec un été moins extrême que celui de 2022. Ces conditions ont influencé la formation d’ozone, fortement dépendante de la température. Des températures plus douces au printemps et à l’automne ont pu limiter les émissions liées au chauffage résidentiel, source importante de particules fines. Par ailleurs, des épisodes de précipitations fréquents ont favorisé les processus de dépôt humide, contribuant à une diminution des concentrations de particules dans une grande partie de l’Europe.

Nombre de jours de dépassement du seuil de 25 µg/m3 pour les PM2.5

Pour aller plus loin


* https://policy.atmosphere.copernicus.eu/ 
** World Health Organization. (‎2021)‎. WHO global air quality guidelines: particulate matter (‎PM2.5 and PM10)‎, ozone, nitrogen dioxide, sulfur dioxide and carbon monoxide. World Health Organization. https://iris.who.int/handle/10665/345329. Licence: CC BY-NC-SA 3.0 IGO