Evaluation de l'impact de la crise énergétique de l'hiver 2022-23 sur la qualité de l'air en France : une nouvelle étude disponible

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L'Ineris publie une étude qui présente l’impact que les mesures de sobriété de l’hiver 2022/2023 ont pu avoir sur la qualité de l’air, en termes de concentration de polluants dans l’air ambiant, en particulier pour les concentrations de PM2.5.

Cette étude s’appuie d’une part sur les émissions estimées par le Citepa pour 2022/2023, et d’autre part sur le méta-modèle ACT, qui représente de manière statistique le comportement du modèle de qualité de l’air CHIMERE et permet de simuler les concentrations de PM2.5 en prenant en compte divers scénarios d’émissions. Les émissions du Citepa s'appuient sur la consommation énergétique, évaluées avec un délai de seulement quelques mois, et tiennent donc compte de l’effet des mesures de sobriété sur la consommation d’énergie mais aussi indirectement de l’effet de la météorologie (écart de température pour l’hiver 2022-2023 par rapport à la climatologie).
La baisse des émissions de particules primaires (PPM2.5) sur les trois mois d’hiver météorologique (décembre 2022 à février 2023) par rapport à l’hiver précédent est estimée à -8% par le Citepa. Les méthodes mises en œuvre dans cette étude ont permis d'estimer la variation des concentrations de PM2.5 par rapport à cette baisse des émissions, et d’isoler la composante liée à la variation des conditions météorologiques et la composante strictement liée à la sobriété énergétique.


Ainsi, la réduction nette des concentrations de PM2.5 par rapport à ce qui aurait été obtenu pour les mêmes conditions météorologiques mais avec les émissions de l’hiver précédent (2021/2022) a été estimé à -4,2%, dont environ -9,5% imputable aux mesures de sobriétés associées à la crise énergétique et +5,3% aux conditions climatiques. Cet effet est très significatif quand on le compare à la baisse moyenne de PM10 au rythme de 2,9%/an sur la période 2005-2021, ou encore à la réduction de 2 à 5% en moyenne sur l’année 2020 suite au confinement en réponse à la pandémie de Covid-19.

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