Pollution atmosphérique

La modélisation pour prévoir et simuler la pollution

Modélisation de la pollution de l’air aux PM2.5 de mars 2014 dans l’hémisphère nord, à une résolution de 10 km

L’Institut est reconnu en France et à l’international pour ses modèles de prévision des niveaux de pollution atmosphérique à différentes échelles de temps et d’espace. L’Institut développe notamment le modèle de chimie-transport CHIMERE en partenariat avec le CNRS.

Aux petites échelles de temps, le modèle est opéré dans le système national de prévision de qualité de l’air Prev’air, développé en partenariat avec Météo France et le CNRS pour la prévision et le suivi des épisodes de pollution en France.
Sur les court et moyen termes, le modèle sert à l’évaluation de politiques de gestion. L’Ineris l’a notamment utilisé pour la négociation européenne sur les plafonds nationaux d’émission, ayant donné lieu à une révision de la directive NEC en décembre 2016.
Ce modèle a également permis de réaliser les simulations permettant de fixer la définition des objectifs et actions du Plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques (PREPA).
Pour les recherches sur le long terme (horizon 2050 et au-delà), l’Ineris a couplé CHIMERE à un modèle de climat adapté à l’échelle de l’Europe pour intégrer les effets du changement climatique dans l’évaluation des politiques de gestion de la qualité de l’air.

Enfin, la connaissance des émissions polluantes constituant une donnée de base de la modélisation, le ministère chargé de l’environnement a souhaité déléguer à l’Ineris la gestion et l’exploitation du nouvel inventaire spatialisé des émissions (INS). Il recense l’ensemble des émissions atmosphériques en France à l’échelle kilométrique pour plus d’une cinquantaine de polluants.

 

La métrologie pour identifier les sources

L’Ineris met en œuvre un ensemble de dispositifs de mesure sur le terrain et en laboratoire, pour la caractérisation des émissions ou de l’atmosphère autour des sites (émissions de NH3 d’installations d’élevage, émissions de nanoparticules autour de sites industriels par exemple).
Acteur reconnu au niveau européen pour la mise au point, la validation et la normalisation de méthodes de prélèvements et d’analyse, l’institut travaille également à la qualification d’instrumentation innovante. Cette connaissance de l’instrumentation et sa capacité d’anticipation de ses évolutions permet à l’Institut d’agir dans le cadre du Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air (LCSQA) en étant notamment pilote du programme CARA.» (Caractérisation chimique des particules), Mis en place en 2008, ce réseau permet de documenter la nature des principaux épisodes de pollution particulaire d’ampleur nationale, d’identifier et quantifier les principales sources de PM à l’échelle (pluri-)annuelle et de servir de référence pour l’optimisation des modèles.

L’Institut s’appuie sur des moyens expérimentaux importants. Il dispose notamment d’un banc d’essais à l’émission unique en Europe capable de simuler des effluents gazeux et particulaires.

 

Banc d’essai à l’émission

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