Analyse de PFAS : comparaison de méthodes ciblées et indiciaires


Description

Les composés per et polyfluoralkylés (PFAS) représentent une famille de plusieurs milliers de molécules pour lesquelles une préoccupation grandissante, à la fois environnementale et sanitaire, a émergé ces dernières années.
Compte tenu du nombre élevé de substances faisant partie de cette famille, l’utilisation de méthodes dites indiciaires se développe. En effet, les méthodes classiques sont des méthodes ciblées et harmonisées qui permettent de quantifier de manière précise une liste définie de composés. Ainsi, elles ne permettent pas de caractériser de manière exhaustive cette contamination. Au contraire, les méthodes indiciaires permettraient d’avoir une vision plus globale, mais elles ne font pas pour le moment l’objet de méthodes harmonisées entre les laboratoires et peuvent de ce fait fournir des résultats plus dispersés et plus difficilement interprétables .
L’objectif de ce rapport est de comparer les résultats obtenus par une méthode d’analyse ciblée classique et par deux méthodes indiciaires. Les deux méthodes indiciaires qui font l’objet de cette étude sont la méthode AOF (mesure du fluor organique adsorbable, après une phase d’adsorption et de combustion de l’échantillon) et la méthode TOP assay (mesure ciblée des PFAS après une phase d’oxydation de l’échantillon permettant de dégrader les plus gros PFAS en PFAS connus et analysables). Ces trois méthodes ont été mises en œuvre par plusieurs laboratoires sur 10 échantillons d’eau de rejet : 5 échantillons provenant d’Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) et 5 échantillons provenant de Stations de Traitement des Eaux Usées (STEU). 
Ce travail a été réalisé dans le cadre d’Aquaref. 

Aquaref est le laboratoire national de référence pour la surveillance des milieux aquatiques, né de la nécessité de renforcer l'expertise française dans le domaine de la surveillance des milieux aquatiques, à partir de la mise en réseau des compétences et des capacités de recherche des cinq établissements publics directement concernés : BRGM, Ifremer, Ineris, Inrae, LNE