Air quality around ports Rapports d'appui / guides 7 novembre 2025 Description Dans le cadre des travaux du centre thématique européen sur la santé humaine et l’environnement (ETC HE) qui intervient en soutien de l’Agence Européenne de l’Environnement, l’Ineris a contribué à une étude de la qualité de l’air dans les ports et leurs environs. Cette étude examine la qualité de l'air dans 23 grands ports européens, en analysant les dispositifs de surveillance, en comparant les concentrations de polluants entre les zones portuaires et les secteurs avoisinants, et en évaluant l'impact du transport maritime international à travers deux études de cas. La méthodologie s'appuie sur plusieurs jeux de données : les zones portuaires ont été délimitées à partir de la base CORINE Land Cover 2018, tandis que les données d’observation validées de NO₂ et PM10 pour 2021 proviennent de la base européenne e-reporting. L'analyse prend en compte la distance des stations de mesure par rapport aux zones portuaires ainsi que les directions de vent dominantes. Le réseau de stations de mesure dans les zones portuaires s'avère limité : parmi les 23 ports analysés, seuls cinq disposaient d'au moins une station pour le NO₂ et les PM10 à l'intérieur de leur périmètre. Les mesures effectuées en conditions sous le vent ont révélé des augmentations notables des concentrations de NO₂, notamment à Naples (plus de 100%), Algésiras (86%) et Hambourg (77%), tandis que les hausses de PM10 étaient plus modérées mais restaient significatives dans certains ports. Les cartes de qualité de l'air produites par l’Agence Européenne de l’Environnement pour 2021 montrent des concentrations annuelles moyennes plus élevées dans les zones portuaires que dans les régions environnantes, certaines dépassant les nouvelles valeurs limites fixées par la directive européenne révisée pour 2030. Entre 2005 et 2021, les concentrations de NO₂ ont diminué d'environ 40% dans les zones portuaires et les villes voisines, tandis que les PM10 ont baissé de 40% dans les ports et de 45% dans un rayon de 20 km. A Anvers, une analyse plus fine a révélé des réductions de NO₂ plus faibles dans le port (-25% à -33%) que dans le reste de la ville (-39% à -47%), traduisant probablement l'impact des mesures de réduction du trafic routier urbain. Enfin, deux études de cas réalisées avec l'outil Air Control Toolbox du service CAMS Copernicus ont démontré que le transport maritime international contribue significativement aux concentrations de NO₂ lors des épisodes de pollution, atteignant 38% à Anvers et plus de 55% à Barcelone.Cette version actualisée du rapport, qui vient compléter le briefing de l'AEE sur la qualité de l'air autour des ports et des aéroports , inclut des liens vers une fiche individuelle pour chaque port, intégrant des analyses complémentaires basées sur les données validées les plus récentes pour l'année 2023 (NO₂ et PM2.5, données E1a validées AQ e-Reporting). > Consulter https://www.eionet.europa.eu/etcs/etc-he/products/etc-he-report-2024-12-air-qua…
Air quality around ports Rapports d'appui / guides 7 novembre 2025 Description Dans le cadre des travaux du centre thématique européen sur la santé humaine et l’environnement (ETC HE) qui intervient en soutien de l’Agence Européenne de l’Environnement, l’Ineris a contribué à une étude de la qualité de l’air dans les ports et leurs environs. Cette étude examine la qualité de l'air dans 23 grands ports européens, en analysant les dispositifs de surveillance, en comparant les concentrations de polluants entre les zones portuaires et les secteurs avoisinants, et en évaluant l'impact du transport maritime international à travers deux études de cas. La méthodologie s'appuie sur plusieurs jeux de données : les zones portuaires ont été délimitées à partir de la base CORINE Land Cover 2018, tandis que les données d’observation validées de NO₂ et PM10 pour 2021 proviennent de la base européenne e-reporting. L'analyse prend en compte la distance des stations de mesure par rapport aux zones portuaires ainsi que les directions de vent dominantes. Le réseau de stations de mesure dans les zones portuaires s'avère limité : parmi les 23 ports analysés, seuls cinq disposaient d'au moins une station pour le NO₂ et les PM10 à l'intérieur de leur périmètre. Les mesures effectuées en conditions sous le vent ont révélé des augmentations notables des concentrations de NO₂, notamment à Naples (plus de 100%), Algésiras (86%) et Hambourg (77%), tandis que les hausses de PM10 étaient plus modérées mais restaient significatives dans certains ports. Les cartes de qualité de l'air produites par l’Agence Européenne de l’Environnement pour 2021 montrent des concentrations annuelles moyennes plus élevées dans les zones portuaires que dans les régions environnantes, certaines dépassant les nouvelles valeurs limites fixées par la directive européenne révisée pour 2030. Entre 2005 et 2021, les concentrations de NO₂ ont diminué d'environ 40% dans les zones portuaires et les villes voisines, tandis que les PM10 ont baissé de 40% dans les ports et de 45% dans un rayon de 20 km. A Anvers, une analyse plus fine a révélé des réductions de NO₂ plus faibles dans le port (-25% à -33%) que dans le reste de la ville (-39% à -47%), traduisant probablement l'impact des mesures de réduction du trafic routier urbain. Enfin, deux études de cas réalisées avec l'outil Air Control Toolbox du service CAMS Copernicus ont démontré que le transport maritime international contribue significativement aux concentrations de NO₂ lors des épisodes de pollution, atteignant 38% à Anvers et plus de 55% à Barcelone.Cette version actualisée du rapport, qui vient compléter le briefing de l'AEE sur la qualité de l'air autour des ports et des aéroports , inclut des liens vers une fiche individuelle pour chaque port, intégrant des analyses complémentaires basées sur les données validées les plus récentes pour l'année 2023 (NO₂ et PM2.5, données E1a validées AQ e-Reporting). > Consulter https://www.eionet.europa.eu/etcs/etc-he/products/etc-he-report-2024-12-air-qua…