Une note sur la place des méthodes bio-analytiques dans la directive-cadre européenne sur l'eau (DCE)

Echantillonnage d’eau de rivière
Pour qualifier l’état chimique des milieux aquatiques, la directive-cadre européenne sur l’eau (DCE) impose une surveillance basée sur l’analyse chimique d’une liste de substances et groupes de substances prioritaires (45), fournissant une information très limitée au regard des milliers de molécules chimiques présentes dans les eaux.

La  surveillance  réglementaire  en  vigueur  s’avère  ainsi  insuffisante pour évaluer l’état de la contamination des milieux  aquatiques  par  les  substances  chimiques.  
En  effet, la très grande majorité des substances chimiques et leurs produits de transformation ne sont pas recherchés  et  ne  sont  donc  pas  pris  en  compte  dans  l’évaluation de la qualité chimique des milieux aquatiques, alors qu’elles contribuent au risque chimique.
Face à ces constats, de nouvelles stratégies de surveillance qui incluent des méthodes de mesure intégratives de la complexité des contaminations et qui prennent en compte les risques associés aux effets de mélanges des substances,  ont  été  développées.  Parmi  ces  nouvelles  stratégies, celles basées sur les effets biologiques sont identifiées  comme  des  méthodes  complémentaires  à  l’approche basée sur l’analyse chimique. L’Ineris  travaille  depuis  2003  en  appui  des  pouvoirs  publics sur la mise en œuvre de la DCE et développe depuis  2000  des  outils  bio-analytiques  in  vitro  et  in vivo,  en  particulier  sur  les  effets  des  perturbateurs  endocriniens.

L’Institut a rédigé une note, dont l’objectif est de fournir aux gestionnaires en  charge  de  la  DCE,  un  état  des  lieux  des  actions  menées  aux  niveaux  national  et  européen  sur  l’application  des  méthodes  bio-analytiques  pour  la  surveillance  de  la  qualité  chimique  des  masses  d’eaux  et  de  fournir  des  éléments  de  perspectives  concernant  leur  introduction future dans la surveillance réglementaire.

cellules et poissons
Bioessais in vitro (cultures cellulaires) et in vivo (embryons de poisson zèbre)
 

 

 

Laboratoire ECOT- Mars 2019 © Franck DUNOUAU 31.jpg

Bio-analyse in vitro des extraits environnementaux - © Franck DUNOUAU