Evaluation de l'efficacité et de la pérennité de la phytostabilisation sur un sédiment contaminé par des polluants inorganiques Rapports d'appui / guides .html 30 juin 2023 Description D’une durée de 4 ans, le projet EVALPHYTO s’est appuyé sur un dispositif expérimental constitué de sédiments excavés, très contaminés en métaux et métalloïdes pour étudier le transfert des éléments traces métalliques (ETM tels que Cd, Zn, Pb, Cu et, dans une moindre mesure, As) depuis un néosol vers les plantes. Mis en place en 2000 à Lallaing (Nord), ce dispositif a été ensemencé avec des espèces végétales de la famille des Poacées (Deschampsia cespitosa et Festuca rubra) et selon deux modalités d’amendements (hydroxylapatite et amendement sidérurgique) Dans un second temps, les parcelles d’étude ont été laissées libres d’évoluer vers un écosystème naturel composé d’autres espèces végétales. Les travaux ont permis le suivi de la dynamique des espèces végétales, des concentrations en ETM dans les parties aériennes de certaines plantes colonisatrices et la caractérisation de leur mobilité et de leur bioaccessibilité pour une plante colonisatrice comestible.Les résultats montrent que de très nombreuses espèces ont pu coloniser le néosol pollué, ce qui suggère leur tolérance et leur adaptabilité. En dépit de la présence de polluants, le processus de succession végétal a ainsi conduit en 20 ans au stade climacique forestier sur certaines des parcelles. Sur d’autres parcelles, ce processus est en cours, parfois contraint par des facteurs environnementaux particuliers (ensemencement d’espèces vivaces, ombrage ou pH du néosol). Le rapport détaille les concentrations mesurées dans le néosol et les plantes. Les résultats sont analysés en termes de mobilité pour les différents éléments mesurés et pour les deux types d’amendement. Les effets du type d’amendement sur la fraction bioaccessible dans l’ortie sont également commentés.Les résultats obtenus sur un sédiment excavé fortement pollué par les ETM (Cd, Zn, Pb, Cu) devenu un néosol et suivi sur plus de deux décennies, présentent un intérêt particulier pour la gestion des sites historiques de dépôts de sédiments de Voies Navigables de France (VNF). Ils peuvent aussi être sources d’informations clés dans le cadre de la réhabilitation écologique ou la renaturation de friches polluées, voire pour la gestion de terres agricoles polluées en reconversion pour des usages non alimentaires. Les connaissances acquises sont en particulier pertinentes dans les contextes actuels de développement des trames verte et bleue et de projets d'urbanisme paysager portés par certaines agglomérations pour reconvertir le délaissé urbain en espace vert et lieu de vie. La poursuite de ce travail pourrait s'orienter vers une approche de phyto-stabilisation aidée pour obtenir le maintien d'une végétation diversifiée adaptée aux conditions climatiques à venir. Consulter https://librairie.ademe.fr/urbanisme-territoires-et-sols/7825-evaluation-de-l-e…
Evaluation de l'efficacité et de la pérennité de la phytostabilisation sur un sédiment contaminé par des polluants inorganiques Rapports d'appui / guides .html 30 juin 2023 Description D’une durée de 4 ans, le projet EVALPHYTO s’est appuyé sur un dispositif expérimental constitué de sédiments excavés, très contaminés en métaux et métalloïdes pour étudier le transfert des éléments traces métalliques (ETM tels que Cd, Zn, Pb, Cu et, dans une moindre mesure, As) depuis un néosol vers les plantes. Mis en place en 2000 à Lallaing (Nord), ce dispositif a été ensemencé avec des espèces végétales de la famille des Poacées (Deschampsia cespitosa et Festuca rubra) et selon deux modalités d’amendements (hydroxylapatite et amendement sidérurgique) Dans un second temps, les parcelles d’étude ont été laissées libres d’évoluer vers un écosystème naturel composé d’autres espèces végétales. Les travaux ont permis le suivi de la dynamique des espèces végétales, des concentrations en ETM dans les parties aériennes de certaines plantes colonisatrices et la caractérisation de leur mobilité et de leur bioaccessibilité pour une plante colonisatrice comestible.Les résultats montrent que de très nombreuses espèces ont pu coloniser le néosol pollué, ce qui suggère leur tolérance et leur adaptabilité. En dépit de la présence de polluants, le processus de succession végétal a ainsi conduit en 20 ans au stade climacique forestier sur certaines des parcelles. Sur d’autres parcelles, ce processus est en cours, parfois contraint par des facteurs environnementaux particuliers (ensemencement d’espèces vivaces, ombrage ou pH du néosol). Le rapport détaille les concentrations mesurées dans le néosol et les plantes. Les résultats sont analysés en termes de mobilité pour les différents éléments mesurés et pour les deux types d’amendement. Les effets du type d’amendement sur la fraction bioaccessible dans l’ortie sont également commentés.Les résultats obtenus sur un sédiment excavé fortement pollué par les ETM (Cd, Zn, Pb, Cu) devenu un néosol et suivi sur plus de deux décennies, présentent un intérêt particulier pour la gestion des sites historiques de dépôts de sédiments de Voies Navigables de France (VNF). Ils peuvent aussi être sources d’informations clés dans le cadre de la réhabilitation écologique ou la renaturation de friches polluées, voire pour la gestion de terres agricoles polluées en reconversion pour des usages non alimentaires. Les connaissances acquises sont en particulier pertinentes dans les contextes actuels de développement des trames verte et bleue et de projets d'urbanisme paysager portés par certaines agglomérations pour reconvertir le délaissé urbain en espace vert et lieu de vie. La poursuite de ce travail pourrait s'orienter vers une approche de phyto-stabilisation aidée pour obtenir le maintien d'une végétation diversifiée adaptée aux conditions climatiques à venir. Consulter https://librairie.ademe.fr/urbanisme-territoires-et-sols/7825-evaluation-de-l-e…