Les méthodes alternatives en expérimentation animale
Ineris, acteur de la toxicologie prédictive, travaille depuis plusieurs années sur les méthodes alternatives en expérimentation animale. Le recours à ces méthodes, exigence éthique, est aussi une nécessité pratique dans un contexte réglementaire qui les préconise et, au-delà, dans un contexte de recherche socialement responsable y compris en accompagnement à l’innovation.
Dans le cadre de sa stratégie d’ouverture à la société, l’Institut a par ailleurs engagé des actions visant à renforcer son dialogue avec la société civile organisée sur des sujets qui représentent des enjeux sociétaux. S’agissant des méthodes alternatives en expérimentation animale, l’INERIS a ainsi coordonné un projet de recherche « PICASO Alternatives » sur la « Place des méthodes alternatives en expérimentation animale dans le domaine santé-environnement : prise en compte des attentes sociétales » (2011-2013). Le Programme REPERE du Ministère en charge de l’Écologie, qui finance le projet, explore les voies de la participation de la société civile organisée au pilotage de la recherche et de l’expertise.
PICASO Alternatives a été piloté en partenariat avec Écologie Sans Frontière (ESF), l’Association Nationale de Défense des Consommateurs et Usagers (CLCV) et la Coordination Nationale Médicale Santé Environnement (CNMSE), sous l’égide d’un tiers-veilleur sociologue. La partie sociétale du présent dossier de référence consiste en une synthèse issue de ce projet de recherche. En effet, la question des méthodes alternatives en expérimentation animale n’est pas uniquement scientifique et technique. C’est tout l’intérêt d’une collaboration sciences-société telle qu’elle a été définie dès l’origine et mise en oeuvre dans le projet PICASO Alternatives. Afin d’identifier les attentes sociétales, quatre outils ont été utilisés : des groupes de discussion, un groupe Facebook, un questionnaire aux lanceurs d’alerte et un questionnaire grand public (2361 répondants). Le panorama tiré des différents questionnements fait apparaître dans l'échantillon trois groupes de populations : les scientifiques, les militants et les personnes n’appartenant à aucune association. On peut ainsi voir se dessiner les populations entre lesquelles il serait possible d'établir dès maintenant le dialogue.
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