L’atlas, ce n’est pas…
…une cartographie des risques réels pour la santé à un moment et à un endroit donnés. Les cartographies sont réalisées sur des substances chimiques qui présentent un danger pour la santé. Les indicateurs agrégés ou combinés permettent de comparer les situations sur les mêmes bases méthodologiques et donc d’établir une hiérarchie des expositions, en vue de mettre en place des mesures préventives de gestion.
Actuellement, les atlas ne prennent pas encore en considération la pollution globale, encore moins les effets « cocktail » auxquels la recherche scientifique commence à s’intéresser. Les travaux sur Plaine doivent intégrer des données relatives à d’autres types de substances chimiques comme les pesticides, voire même construire des indicateurs composites intégrant des nuisances d’une autre nature (bruit, champs électromagnétiques…). Plaine a également vocation à intégrer d’autres catégories de données que celles utilisées pour les atlas, par exemple d’ordre socio-économique (phénomènes de mobilité des populations, etc.).
La pertinence de la cartographie repose sur la qualité des données, qui doivent être disponibles et représentatives de la réalité. Une des fonctions importantes de l’atlas, c’est justement de permettre de déterminer les incertitudes, d’identifier les zones pour lesquelles les informations sont manquantes ou lacunaires, afin d’acquérir des données complémentaires.
Par ailleurs, l’échelle des cartes est variable d’une région à l’autre : un même code couleur, le rouge par exemple, ne correspond pas aux mêmes seuils d’une carte régionale à une autre. En effet, la classification doit permettre de faire ressortir les contrastes entre les niveaux ; compte tenu de l’hétérogénéité des données disponibles, les seuils sont choisis à l’aide de tests mathématiques destinés à limiter le risque d’erreurs géostatistiques.
Enfin, la situation d’exposition illustrée dans l’atlas correspond à une période de référence (dans la décennie 2000 pour les deux familles de polluants considérées) : les travaux à venir doivent agréger des données plus récentes. A ce jour, les cartes n’intègrent pas l’évolution des données dans le temps, en particulier pour tenir compte de l’efficacité des mesures de gestion qui auraient déjà été mises en œuvre.