Les expériences menées sur ces installations et aussi en conditions réelles permettent d’alimenter, voire de développer ou d’améliorer des outils de modélisation numérique simulant des phénomènes physiques et chimiques. L’Ineris développe des modèles, dont certains intègrent des éléments d’intelligence artificielle, pour appuyer son expertise dans ses domaines d’intervention (devenir des polluants dans les milieux, effets des accidents industriels, dangers des substances, instabilités du sous-sol...).
Certains de ces outils sont mis en œuvre en s’appuyant sur les capacités de calcul du Centre de calcul recherche technologie (CCRT) du CEA et sur les supercalculateurs de Météo France.
Effectifs et moyens : environ 22 % du budget (soit 18 M€ en 2024) et des ressources humaines (soit l’équivalent d’environ 115 personnes). Ces financements proviennent pour moitié de la subvention pour charges de service public, et pour moitié d’entre-
prises ou d’appels à projet au niveau national ou européen.
Ses partenariats : l’Ineris mène des travaux de recherche appliquée dans un cadre national, européen et international, avec le souci de préparer les capacités d’expertise de demain. Il participe notamment à deux unités mixtes de recherche (UMR), Peritox (périnatalité et risques toxiques) et Sebio (surveillance des milieux aquatiques) et il coordonne le réseau de recherche européen Norman dédié à la surveillance des substances émergentes dans les milieux.
Bénéficiaires : les pouvoirs publics et les entreprises, mais aussi les citoyens, via le ressourcement de l’expertise de l’Institut. L’Ineris contribue également à la formation par la recherche avec une trentaine de thèses en cours.