Substances chimiques et agents physiques

L’expertise de l’Ineris s’appuie sur une démarche d’évaluation « danger-risque-impact », qui l’amène à conduire des travaux à la fois sur le danger des substances et les champs électromagnétiques, et sur leurs impacts sur le vivant.
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C’est dans ce contexte que l’Ineris assure les services nationaux d’assistance sur les aspects réglementaires et techniques de REACH et CLP pour le compte du ministère chargé de l’environnement, services mis en place dans tous les états membres afin de faciliter l’accès des entreprises à un niveau suffisant d’informations sur les différents aspects de ces règlements.

Identifier les dangers

Dans le domaine des risques chroniques, l’Ineris mène des travaux sur la toxicité et l’écotoxicité des substances, en particulier sur la compréhension du mécanisme d’action des substances sur le système endocrinien.

L’Institut s’appuie sur une importante infrastructure expérimentale dimensionnée pour des substances chimiques classiques, mais aussi pour les substances nanométriques.
En parallèle des approches expérimentales (in vitro et in vivo), l’Institut mène aussi des travaux sur des méthodes de modélisation moléculaire QSAR (propriétés toxiques et écotoxiques) et QSPR (propriétés physicochimiques), dans une perspective de développement des méthodes alternatives en expérimentation animale.

Accompagner les mesures de gestion

L’Ineris élabore des profils toxicoloqiques et ecotoxicologiques de substances qui servent de base à l’établissement de valeurs repères sur les dangers liés à l’exposition aux substances utilisées pour la protection de l’homme (seuils de toxicité aiguë ou chronique), ou pour la protection des milieux aquatiques.

Ces travaux sont utilisés ensuite pour la gestion et les classements de substances par les institutions nationales et internationales compétentes.
L’Ineris apporte également son expertise méthodologique sur le classement des substances au regard des différentes réglementations nationales et internationales (TMD, CLP…).

 

Mesurer et caractériser les substances

L’Institut dispose d’une importante plate-forme analytique et d’un savoir-faire historique en métrologie des substances qui le conduit à améliorer les méthodes, veiller à l’harmonisation des pratiques en proposant des guides méthodologiques, en particulier au travers les laboratoires de références LCSQA et AQUAREF.
Dans les situations accidentelles, l’Institut peut être mobilisé pour fournir une expertise en analyse, le cas échéant sur le terrain. Il anime en outre le RIPA (Réseau d’intervenants en situation post accidentelle).
L’Ineris s’est également associé en 2011, à 4 laboratoires de grands organismes publics (INRA, CIRAD, SCL, CNRS) pour créer le réseau public contaminants (RPC), réseau de laboratoires publics référence pour l’analyse des contaminants de l’alimentation et de l’environnement.

Accompagner la substitution

L’Ineris apporte un appui aux acteurs économiques engagés dans une démarche de substitution des substances chimiques les plus préoccupantes.

Un site Internet dédié, mis en place par l’Institut à la demande du ministère chargé de l’environnement, propose dès à présent des informations fournies par les entreprises sur les alternatives disponibles pour deux familles de substances, les bisphénols et les phtalates.

Caractériser les effets des champs électromagnétiques

L’Ineris met depuis plusieurs années, sa double compétence en physique et en toxicologie au service de la recherche sur les risques liés aux radiofréquences. Les travaux de recherche menés portent principalement sur les effets biologiques et sanitaires des téléphones mobiles sur le système nerveux, L’institut a ainsi développé une expertise sur la mesure des champs électromagnétiques et la conception des systèmes d’exposition.

l’Ineris développe une expertise à destination des pouvoirs publics locaux et nationaux et des entreprises. Ces travaux de recherche permettent à l’Ineris d’accompagner les pouvoirs publics et les entreprises sur les expositions et les impacts potentiels des champs électromagnétiques. Un service national d’assistance sur les champs électromagnétiques a ainsi été mis en place à la demande du ministère chargé de l’environnement.

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