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Fiche n°2 : Analyse et évaluation des Aspects environnementaux/Risques pour la SST
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Annexe 2 : Méthodologie d'identification des aspects environnementaux
Cette méthodologie propose des éléments
- d'une part pour l'identification des aspects environnementaux au niveau des secteurs, dans le cadre d’activités opérationnelles (fabrication industrielle, services techniques…) mais ne traite pas des activités de conception de produits ;
- d'autre part pour la collecte des informations concernant la sensibilité du milieu environnant.
Qu’est ce qu’un aspect / un impact environnemental ?
En environnement, le terme risque n’est pas utilisé, mais pour autant, il s’agit bien au final de faire une évaluation des risques.
Les référentiels donnent les définitions suivantes :
Aspect environnemental (AE) : élément des activités, produits ou services d’un organisme susceptible d’interactions avec l’environnement.
Note : un aspect environnemental significatif (AES) est un aspect environnemental qui a ou peut avoir un impact environnemental significatif.
Impact environnemental (IE) : toute modification de l’environnement, négative ou bénéfique, résultant totalement ou partiellement des activités, produits ou services d’un organisme.
L’expérience montre que la définition d’aspect environnemental peut porter à interprétation. Le raisonnement retenu ici sera qu’une activité génère un aspect qui lui même produit un impact (relation cause à conséquence entre l’aspect et l’impact), comme par exemple :
Activité |
Aspect Environnemental |
Impact Environnemental |
Combustion |
Consommation de charbon |
Epuisement des ressources naturelles fossiles |
Combustion |
Rejets d’oxydes d’azote NOx |
Pollution de l’air |
Maintenance |
Production chiffons souillés d’huiles et graisses |
Impacts liés au stockage, à la collecte et à l’incinération des déchets |
Dépotage fioul |
Déversement accidentel de fioul |
Pollution de la rivière |
L'activité est la source de l'aspect qui est la cause de l'impact (conséquence).
A noter que l’impact peut se situer aux niveaux local, régional et/ou mondial : les oxydes d’azote participent mondialement aux phénomènes de pluies acides et de pollution photochimique entraînant notamment la hausse de la concentration d'ozone dans la troposphère et ils ont localement des effets sur la santé des personnes.
Par ailleurs, l’impact peut être
- direct : la combustion rejette des polluants dans l’atmosphère,
- indirect : la production de déchets de type chiffons souillés participe à l’impact global de la filière de collecte et d’élimination et donc à des pollutions diverses (pollutions de l’air liées au transport et à l’incinération, devenir des résidus d’incinération…). Il en va de même pour la consommation d’électricité (impacts liés à sa production, son acheminement…), les consommations de produits chimiques ou autres.
De plus, la notion d’aspect est absolue :
- le rejet, la consommation, la production de déchets, de bruit, etc, sont précisément quantifiables : l’installation de traitement des eaux rejette une quantité Q de métaux dans le milieu naturel.
L’impact quant à lui est relatif au milieu récepteur :
- le même rejet Q n’a pas un impact identique selon que le milieu récepteur est un ruisseau ou un fleuve (dilution, milieu déjà pollué…) : dans le cas du ruisseau, l'impact pourra conduire à la mort des poissons, alors que dans le cas du fleuve, le même rejet pourra ne pas avoir de conséquence,
- le niveau sonore sera nécessairement perçu différemment selon que l’installation est implantée dans une zone industrielle ou bien dans une zone pavillonnaire.
Pour évaluer l’impact, il est donc nécessaire non seulement de le caractériser, mais aussi de connaître le milieu environnant et en particulier sa "sensibilité".
A noter que les référentiels parlent aussi d'identification des impacts "bénéfiques" : par exemple, l'eau de la rivière est de meilleure qualité en aval du site qu'en amont du fait du traitement des eaux avant rejet. Ces impacts restent marginaux.
Fonctionnement normal et accidentel
L'identification des aspects environnementaux doit se faire, comme précisé dans l'ISO 14004 (§ 4.3.1.3) :
- En situation normale : lors des activités de routine, mais aussi lors des activités ponctuelles telles que les phases de démarrage ou d'arrêt des installations, les phases de maintenance,
- En situation accidentelle : lorsqu'une défaillance technique, organisationnelle ou humaine est survenue engendrant une situation d’urgence ou un accident.
Il appartient à l'organisme de définir si sa méthode d'analyse des aspects environnementaux traite du mode accidentel, ou si celui-ci est uniquement traité dans le cadre du § 4.4.7 qui prévoit l’identification des accidents potentiels [Renvoi Fiche n°12]. Les deux approches sont possibles. Un organisme disposant d’une étude de dangers mise à jour pourra par exemple considérer que les aspects générés par les accidents et situations d’urgence potentiels seront traités dans cette étude uniquement. Un organisme ne disposant pas d’une telle étude (par exemple parce qu’il est soumis simplement à déclaration au titre de la nomenclature IC) pourra choisir de traiter globalement les aspects environnementaux en fonctionnement normal et anormal.
1- Identifier les AE/IE
Il est utile, en préalable à cette étape, d'avoir réalisé l'état détaillé et à jour des installations présentes sur le site et concernées par la réglementation des IC [Renvoi Fiche n°3] : soumises à autorisation, enregistrement, déclaration ou non classées car en dessous des seuils. Cet inventaire permet de repérer rapidement les équipements ayant le plus d’impact (a priori) sur l’environnement.
En environnement, il est usuel de baser sa méthodologie sur un listage des impacts environnementaux, pour le cas du fonctionnement normal, par thématiques, et pour le fonctionnement accidentel, par scenarii génériques (pour les sites ayant un process peu complexe et diversifié).
| Fonctionnement normal |
Consommation d'eau |
| Consommation d'énergie |
| Consommation de matière premières et consommables |
| Rejets dans l'air |
| Rejets dans les eaux |
| Rejets dans les eaux souterraines - Pollution du sol/sous-sol |
| Déchets |
| Bruits, vibrations |
| Faune/Flore |
| Rayonnements ionisants |
| Rayonnements électromagnétiques |
| Insertion paysagère |
| Autres nuisances : odeurs... |
| Fonctionnement accidentel |
Risques technologiques |
Déversement / Dispersion produits liquides ou gazeux |
| Incendie |
| Explosion |
| Risques naturels |
Inondation, glissement de terrain |
| Foudre |
| Séisme |
| Agressions extérieures |
Vandalisme |
| Accidents extérieurs |
| ... |
Certains thèmes sont souvent oubliés : la pollution des sols issue des activités passées, la pollution de la nappe phréatique, les consommations de matières premières et consommables.
Il est nécessaire d’identifier les aspects environnementaux des activités passées (notamment en matière de pollution des sols), présentes et futures. Ces dernières sont en général gérées via la procédure de gestion des modifications [Renvoi fiche n°18].
Il convient d'identifier, par secteur et pour chaque activité, si oui ou non celle-ci est concernée par chaque thématique.
Identifier les aspects et impacts environnementaux du site en situation NORMALE de fonctionnement
Fonctionnement normal
| Secteur : Magasins produits neufs |
N° |
Activité |
Aspect |
Impact |
Caractérisation |
| |
Stockage carburants |
Lessivage de la zone de dépotage par la pluie |
Pollution du sol et des eaux |
Pas de mesure
Décanteur en sortie de réseau eaux pluviales
Entretien semestriel du décanteur |
Ci-après sont listées, pour chacune des thématiques à envisager, les informations à qui peuvent être collectées pour identifier les aspects environnementaux et les caractériser.
Ces informations sont de nature qualitative et quantitative. Il appartient à l'organisme de collecter suffisamment d'informations pour pouvoir procéder à l'identification des aspects et leur évaluation. A l'inverse, il est important de savoir s'arrêter dans la recherche d'informations. L'évaluation permettra notamment de dire si le manque d'informations est préjudiciable et dans ce cas de les compéter.
Si l'entreprise a réalisé des études réglementaires (études d'impacts, étude de sol, étude déchets…), celles-ci contiennent beaucoup des renseignements cités ci-après. Il convient simplement de s'assurer que ces éléments sont à jour.
- Consommation d’eau
- Origine – disponibilités et consommation
- Plan des réseaux de distribution
- Identification de l’origine de l’eau utilisée (réseaux publics, forage, eau de surface)
- Identification des différents types d’eau consommés (eau potable, eau industrielle)
- Utilisation
- Existence de périodes de restriction
- Existence d’une source d’approvisionnement de substitution en cas de défaillance
- Existence de prélèvements d’eau importants en amont (agriculture, etc.)
- Constance dans le temps du besoin en eau du site
- Maîtrise des consommations
- Evolution des consommations au cours des dernières années par type d’eau utilisée
- Compteurs séparatifs : nombre, fréquence des relevés, étalonnage
- Indicateurs de suivi mis en place, détection des surconsommations
- Dispositifs et actions existants pour réduire la consommation d’eau
- Consommation d'énergie
- Origine – disponibilités et consommation
- Identification des différents types d'énergies utilisés sur le site
- Justification éventuelle des choix
- Stockages et réseaux d’alimentation sur le site
- Utilisation (énergie par énergie) : type d'équipements, éventuellement puissance installée
- Maîtrise de la consommation
- Evolution des consommations au cours des dernières années
- Compteurs séparatifs : nombre, fréquence des relevés, étalonnage
- Indicateurs de suivi mis en place, détection des surconsommations
- Dispositifs et actions existants pour réduire la consommation d’énergie
- Consommation de matières premières et consommables (hors énergie)
- Nature – disponibilités – quantité utilisée et stockée
- Recensement des principales matières premières et consommables utilisés sur le site, de leurs caractéristiques (dangers…), de leur mode de stockage et de leur lieu de stockage
- Quantités utilisées et stockées en moyenne
- Utilisation de matières premières non renouvelables
- Utilisation de matières premières sensibles aux yeux de l’opinion publique
- Nombre et quantité de matières premières dangereuses utilisées sur le site (matières nécessitant un étiquetage particulier)
- Maîtrise des consommations
- Recensement et gestion pour les matières premières dangereuses pour l’environnement des fiches de données de sécurité
- Moyens mis en œuvre pour réduire la consommation de matières premières
- Indicateurs de suivi mis en place
- Existence de bilans matières
- Rejets dans l'air
- Les aspects
- Activités/équipements à l'origine des rejets
- Type de polluants rejetés et quantification : NO2, CO, SO2, COV, etc.
- Mesures prises pour limiter les impacts
- Plan des réseaux de collecte
- Traitements à l’émission
- Maintenance des équipements de traitement
- Mesures à l’émission (résultats, périodicité), existence de seuils réglementaires et comparaison des mesures
- Calcul de rendement des équipements de combustion, existence de seuils réglementaires et comparaison des résultats
- Sensibilisation/formation/modes opératoires
- Prévention des envols (bâche de protection...)
- Rejets dans les eaux superficielles
- Les aspects
- Activités/équipements à l'origine des rejets
- Type de polluants rejetés et quantification : DCO, DBO5, MES, Hydrocarbures, NO3, métaux lourds, autres substances identifiées, etc.
- Mesures prises pour limiter les impacts
- Plan des réseaux de collecte des eaux usées et eaux pluviales
- Station de traitement (description, performance)
- Bassin de confinement
- Mesure et contrôle avant rejet (donner les résultats, périodicité), existence de seuils réglementaires et comparaison des mesures
- Formation / sensibilisation du personnel / modes opératoires
- Maintenance
- Rejets dans les eaux souterraines – Pollution du sol/Sous-sol
- Les aspects
- Activités/équipements à l'origine des rejets, par exemple :
- lixiviation des zones de stockage à l’air libre de DIS
- eaux de ruissellement sur les aires de dépotage
- infiltration des eaux de ruissellement de parking, de toiture
- Pollutions résiduelles issues des activités passées
- Mesures prises pour limiter les impacts
- Imperméabilisation du sol
- Récupération et traitement des eaux de ruissellement
- Bassin de confinement
- Abris
- Plan des zones imperméabilisées/activités et équipements à l'origine de rejets/sens d'écoulement/bassin/exutoires/milieu récepteur
- Formation/sensibilisation/modes opératoires
- Les déchets
- Les aspects
- Identification des types de déchets produits et quantification (si possible) : DIS (Déchets Industriels Spéciaux), DAOM (Déchets Assimilés aux Ordures Ménagères), DIB (Déchets Industriels Banals) (se référer à l’étude déchet phase 1 si elle existe)
- Mesures prises pour limiter ces déchets et modalités de traitement
- Description des modalités de gestion sur le site (repérage des conteneurs, zones de stockage en atelier, zones de stockage intermédiaire, personnes ou organisme en charge de la collecte interne…)
- Description des modalités d’enlèvement (déclenchement des enlèvements, protocole de sécurité, transporteur agréé, bordereaux de suivi de déchets dangereux et bons d’enlèvement, consignes…)
- Description des modalités d’élimination (éliminateur autorisé IC, filière adaptée)
- Description des mesures prises pour limiter la production de déchets sur le site
- Le bruit, les vibrations…
- Les aspects
- Equipements concernés, localisation
- Mesures prises pour limiter les impacts
- Campagne de mesure de niveau sonore en limite de propriété (résultats)
- Consignes à respecter
- Faune, flore (écosystèmes)
- Les aspects
- Il s’agit ici d’identifier les aspects susceptibles de perturber ou de modifier les écosystèmes locaux (végétal et animal).
- Note : les aspects concernés par ce chapitre seront bien souvent les mêmes que ceux identifiés dans les chapitres précédents.
- Mesures prises pour limiter les impacts
- Surveillance du milieu (indices biotiques)
- Insertion paysagère
- Les aspects
- Identification et quantification des structures et équipements visibles et pouvant constituer un impact visuel
- Par exemple : présence de cheminées, d'antennes, hauteur des plus hauts bâtiments, emprise au sol des bâtiments, couleur, état, etc.
- Mesures prises pour limiter les impacts
- Ravalement
- Plantations (entretien des espaces verts, etc...)
- Pourcentage d’espaces verts par rapport aux surfaces imperméabilisées du site
- Autres nuisances spécifiques
Par exemple : odeur, éclairage, nuisances liées aux transports générés par le site…
Pour chacune d’elles :
- Les aspects : émissions de solvants, éclairage de nuit, bruit induit par les poids lourds desservant le site…
- Mesures prises pour limiter les impacts : consignes aux postes de travail pour limiter les déperditions, équipements pour le traitement des émissions, limitation du flux lumineux extérieur au juste nécessaire…
- Pollutions historiques
- Identification des zones potentielles polluées
- Identification des activités à l’origine de ces pollutions (connaissance des types de polluants susceptibles d’avoir été émis
- Existence d’études de sol (Etude Simplifiée des Risques, Etude Détaillée des Risques)
- Suivi des concentrations de polluants dans la nappe phréatique
Identifier les aspects et impacts environnementaux en situation ACCIDENTELLE
Il s’agit d’identifier les pollutions et nuisances pouvant survenir en situation accidentelle. Ces pollutions et nuisances touchent en général l’air, les eaux de surface, le sous-sol et les eaux souterraines et peuvent avoir des conséquences sur l’homme, la faune, la flore et les biens matériels. Elles ont bien souvent pour origine un incendie, une explosion, une dispersion accidentelle de produits dangereux.
Il est rappelé ici que si l’organisme dispose d’une étude de dangers à jour, cette étude peut répondre à cette étape. Dans le cas contraire, ce paragraphe donne des éléments pour réaliser cette étape.
Dans chacun des cas, on s’attachera, dans un premier temps, à identifier les zones à risques ainsi que les éventuel susceptibles de se produire correspondant à des défauts ou défaillances.
Exemples de défaillances : corrosion, accélération de réactions chimiques, incompatibilité entre produits, surtension, électricité statique, pannes, chocs, chaleur, action inopportune, variations de débit, de température, fuite, perte de stabilité des terrains ou des ouvrages, venues d'eau ou inondations, accidents mécaniques, concentrations de produits chimiques anormales, problème de niveau, panne d'utilité…
Chaque phénomène dangereux identifié donne lieu à une recherche de ses causes et de ses conséquences, en d’autres termes de ses impacts sur l’environnement au sens large. Un récapitulatif des éléments de maîtrise existants permettra de mieux identifier les éventuels manques.
Il peut être intéressant d’établir dans chaque cas un tableau du type :
Fonctionnement accidentel
| Secteur : Magasins produits neufs |
N° |
Activité |
Phénomène dangereux |
Causes |
Conséquences :
Aspect/Impact |
Maîtrise |
| |
Dépotage acide chlorhydrique |
Rupture du flexible |
Usure mauvais branchement |
Ecoulement acide hors de la rétention/Pollution des eaux pluviales, du sol |
Contrôle visuel des flexibles
Remplacement périodique systématique
Détrompeur sur la bouche d'empotage
Consigne de dépotage |
Risques technologiques
Déversement / dispersion produits liquides ou gazeux
- Risque de pollution du réseau d'eau potable :
- Présence et entretien d’un disconnecteur sur le réseau d’alimentation en eau
- Retour d'expérience : survenue de pollution, recherche des causes et mesures correctrices mises en œuvre
- Identification des risques liés aux zones de stockage :
Identification des produits neufs et usés ainsi que des lieux concernés : il peut être utile d’établir un récapitulatif du type :
Famille de produits |
Principaux produits |
Dangers |
Conditionnement / volume (cuve, fut, bidons…) |
Quantités maximale susceptible d'être stockés |
Lieu de stockage |
Milieu récepteur en cas de fuite du stockage |
Moyens de protection / prévention (1) |
Quantité annuelle consommée |
Solvants |
Acétone |
F |
Bidons 30 L |
1 m3 |
Magasin produits chimiques |
Réseau eaux pluviales |
Rétention du local |
5 m3 |
| |
Alcool |
F |
|
|
|
|
|
|
Combustible |
Fioul lourd |
/ |
Cuve 4 m3 |
4 m3 |
Bat 6 |
Sol |
Double enveloppe |
16 m3 |
(1) : stockage sur rétention, rétention générale du local, double enveloppe pour les cuves, détecteur de fuite sur les cuves, la rétention, dans le local, pompe de relevage, présence de moyens de rétention des fuites (absorbants…), existence d’une consigne de lutte contre les déversements accidentels et formation du personnel, exercices
Identifier les zones à risques de pollution, avec leurs causes et conséquences
Moyens de prévention, d’alerte, d’intervention et de protection disponibles sur le site : bassin de confinement, dispositif de fermeture du réseau d'eaux usées ou pluviales (vannes, ballon gonflable…), détecteurs, alarmes, consignes…
Retour d'expérience : survenue de pollution sur le site, dans le groupe auquel appartient l’organisme, dans le secteur d’activité de l’organisme, recherche des causes et mesures correctrices mises en œuvre.
- Identification des risques liés aux zones d'empotage/dépotage
Identification des produits neufs et usés ainsi que des lieux concernés : il peut être utile d’établir un récapitulatif du type :
Appellation de la zone d'empotage/dépotage |
Produits |
Danger |
Conditionnement / volume (cuve, fut, bidons…) |
Milieu récepteur en cas de fuite en cas de fuite lors de l'opération (1) |
Moyens de protection/prévention(2) |
Nombre d'opérations/an |
Zone C |
Fioul domestique |
/ |
Cuve 40 m3 |
Réseau eaux pluviales / 1 regard |
Néant |
4 |
(2) : protocole de sécurité, rétention générale de la zone, pompe de relevage, présence de moyens de rétention des déversements (absorbants…), indicateurs de niveau sur les cuves, repérage des bouches, affichage des signes de dangers des produits, existence d’une consigne de lutte contre les déversements accidentels et formation du personnel, exercices
Identifier les risques de défaillance, avec leurs causes et conséquences
Moyens de prévention, d’alerte, d’intervention et de protection disponibles sur le site : bassin de confinement, dispositif de fermeture du réseau d'eaux usées ou pluviales (vannes, ballon gonflable…), détecteurs, alarmes, consignes, formation spécifique des opérateurs aux produits chimiques…
Retour d'expérience : survenue de pollution, recherche des causes et mesures correctrices mises en œuvre
Identification des risques liés aux zones de production/utilisation :
Identifier les zones à risques de pollution, avec leurs causes et conséquences
Moyens de prévention, d’alerte, d’intervention et de protection disponibles sur le site : bassin de confinement, dispositif de fermeture du réseau d'eaux usées ou pluviales (vannes, ballon gonflable…), détecteurs, alarmes, consignes …
Retour d'expérience : survenue de pollution, recherche des causes et mesures correctrices mises en œuvre.
Incendie
Identification des zones à risques : stockage de produits combustibles, stockages de produits inflammables, présence de points chauds, d'équipements présentant des risques d'échauffement…
Identification des scenarii de défaillance associés, ainsi que des risques de propagation en interne
Conséquences : risques de propagation entre les ateliers, entre les bâtiments, au voisinage, effets du rayonnement ou des dégagements atmosphériques sur le milieu environnant, devenir des eaux d'extinction d'incendie…
Mesures de prévention, moyens de protection et d’intervention disponibles sur le site : existence d'un POI (Plan d'Opération Interne), d'un plan d'urgence, consignes, détecteurs de fumée, alarme, extincteurs, RIA, sprinklage, équipe de 1e et/ou 2e intervention, pompiers sur le site, formations, exercices, bassin tampon pour les eaux d'extinction, obturateur de réseau, maintenance et vérification des équipements à risques, des installations électriques, des équipements de protection…
Retour d'expérience : survenue d'incendie en interne ou dans le secteur d'activité, recherche des causes et mesures correctrices mises en œuvre
Explosion
Identification des zones à risques : utilisation et/ou stockage de gaz combustibles, d'explosifs, de produits inflammables, présence de points chauds, d'équipements présentant des risques d'explosion…
Identification des scenarii de défaillance associés
Conséquences : effets thermiques, de surpression, risques de projections…
Mesures de prévention, moyens de protection et d’intervention disponibles sur le site : existence d'un POI (Plan d'Opération Interne), consignes, équipe de 1e et/ou 2e intervention, pompiers sur le site, formations, exercices, équipement électrique antidéflagrant dans les zones à risque…
Retour d'expérience : survenue d'explosions en interne ou dans le secteur d'activité, recherche des causes et mesures correctrices mises en œuvre.
Risques naturels
Même méthode que ci-dessus pour les risques tels que :
- Séisme
- Inondation
- Glissement de terrain
- Tempête
- Foudre
Il s'agit donc d'identifier l'exposition aux risques naturels envisagés, d'évaluer les conséquences en interne, d'identifier les mesures de prévention et les moyens de protection et d’intervention, d'analyser le retour d'expérience (si possible). Au-delà des pertes matérielles, les conséquences des risques naturels peuvent naturellement être la survenue d’accidents décrits précédemment (explosion, incendie…).
Agressions extérieures
Il s'agit, là aussi, d'identifier l'exposition aux agressions extérieures envisagées, d'évaluer les conséquences en interne, d'identifier les mesures de prévention et les moyens de protection et d’intervention, d'analyser le retour d'expérience (si possible). Là aussi, les conséquences peuvent naturellement être la survenue d’accidents décrits précédemment (explosion, incendie…).
Vandalisme
Historique et conséquences d’actes de vandalisme ayant eu lieu sur le site ; définition des règles de sûreté : accès au site, aux installations, gardiennage…
Accidents extérieurs
Recensement des accidents pouvant avoir des conséquences sur l’environnement et ayant une origine extérieure au site (propagation d’un incendie, accidents routiers, etc.)
2- Collecter les informations concernant la sensibilité du milieu
Cette méthodologie liste les informations à collecter, ainsi que les organismes susceptibles de les fournir.
Nota : Ces éléments sont réunis dans le cadre des études d'impact et études de dangers pour les IC autorisées. Si l'organisme n'est pas lui-même soumis à autorisation, il pourra consulter les études d'impact (disponibles en Préfecture) des éventuelles IC situées à proximité pour faciliter la consolidation des informations sur la sensibilité du milieu. Il faut cependant tenir compte de la date à laquelle l'étude a été réalisée afin d'actualiser les informations si nécessaire.
- Localisation
- Localisation précise du site : voisinage, riverains, locaux partagés, réseaux routiers, ferroviaires, canaux, servitudes
- Description des zones proches (se reporter éventuellement au Plan Local d'Urbanisme)
- Zone de loisirs à proximité
- Types de riverains (hôpital, école, mairie, élus, personnel de l’entreprise, associations, entreprises, etc…) et leur densité. Types d'activité et situation IC pour les entreprises riveraines.
- Hauteur des bâtiments voisins
- Accessibilité du site
Ces données peuvent être disponibles en mairie, carte IGN, PLU et à l'INSEE
- Climatologie
- Précipitations, températures, rose des vents, nombre de jours de gel/de neige, nombre de jours d’orages
- Type de régime hydrique (précipitations localisées dans le temps, existence de périodes sans précipitation, etc.)
- Direction des vents dominants, localisation des voisins les plus exposés
- Températures moyennes et extrêmes
- Fréquence et importance des orages (foudre, tornade, etc.)
- Importance du gel et de la neige
Ces données peuvent être disponibles au Centre départemental de la Météorologie Nationale, à l’Association locale de gestion des réseaux de mesure, et à la DREAL (DRIRE-DIREN) ; site minitel 3615 METEORAGE.
- Géologie – Sol/Sous-Sol -Hydrogéologie
- Nature du sol/sous-sol (cartes géologiques, coupes géologiques)
- Qualité du sol/sous-sol (résultats d’analyses)
- Présence de nappes souterraines sous le site, leur profondeur et leur régime
- Perméabilité du sol
- Qualité de l’eau des nappes
- Utilisation de ces nappes pour l’Alimentation en Eau Potable-Présence de zone de protection d'un forage
- Autres utilisations de ces nappes
- Distance au forage le plus proche, notamment en aval du site
- Présence de forages (utilisables ou non) sur le site
- Ces données peuvent être disponibles à l’Antenne régionale du BRGM, à l’Agence de l’Eau, voire à la DREAL.
- Hydrologie
- Présence de cours d’eau, de lacs et/ou de mer (préciser si l’un ou plusieurs d’entre d’eux constituent le ou les milieux récepteurs des rejets aqueux du site)
- Volume ou débit moyen de ce milieu récepteur
- Débit d’étiage sur les 10 dernières années de ce milieu récepteur, auprès de la DDT ou Voies Navigables de France (Services de police de l’eau)
- Longueur des canalisations entre sites et points de rejet (lac, mer, rivière)
- Captage le plus proche du site dans le milieu récepteur destiné à l’alimentation en eau potable
- Qualité du milieu récepteur et objectif de l’Agence de l’Eau (indice de classement)
- Ces données peuvent être disponibles auprès des antennes régionales du BRGM, DDT, des services techniques de la mairie, du syndicat d’approvisionnement des eaux commun à plusieurs communes, ainsi qu’à l’Agence de l’Eau
- Usage de l’eau du milieu récepteur en aval (piscicultures, conchylicultures, baignades, eau potable)
- Ces données peuvent être disponibles auprès des services départementaux de la pêche (en lien avec l'ONEMA, telle que la DDT), de l’Association locale de la pêche, de l’Agence de l’Eau, de l’organisme de distribution de l’eau, et des services techniques de la mairie.
Si des travaux de construction ou de forage ont été réalisés sur le site ou à proximité, l'étude hydrogéologique associée fournit divers éléments utiles.
- Air
- Existence à proximité ou sous les vents dominants de sources de pollution atmosphérique importante
Ces données peuvent être disponibles au Centre départemental de la Météorologie Nationale.
- Existence à proximité d’un réseau de mesure de la qualité de l’air, présentation des résultats de ces mesures
- Trafic routier important à proximité, renseigné par la gendarmerie ou le Conseil Général.
- Faune et Flore
Note : ce paragraphe doit prendre en compte la faune et la flore terrestre et aquatique à proximité du site
- Espèces connues présentes sur le site (faune, flore)
- Présence d’espèces protégées
- Type de végétation sur le site
- Présence de ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique), d’un Parc naturel, de zones humides
- Diversité animale et végétale
- Dégradation de la végétation sur ou autour du site (due à des phénomènes de pollution)
- Nature de la faune (poissons et autres espèces animales présents dans le milieu récepteur des effluents de l’entreprise)
Ces données peuvent être disponibles auprès de la DREAL (DIREN-DRIRE), du Parc Naturel Régional, des associations de pêche et de chasse, ou de la mairie
- Réseaux publics
Description des principaux réseaux arrivant au site :
- Adduction d’eaux (potable, industrielle)
- Assainissement
- Pluvial
- Routes
- Canaux
- SNCF
- Aéroport
Ces données peuvent être disponibles auprès de la mairie, de la DDT, des Voies Navigables de France, de la SNCF, de l’aéroport, et de l’organisme de distribution de l’eau.
- Paysage autour du site
- Type de paysage (ZI, urbain, etc.)
- Points particuliers à partir desquels est visible le site
- Paysage vallonné ou boisé
- Architecture locale
- Sites et monuments classés à proximité
- Tourisme vert
Ces données peuvent être disponibles auprès de la DRAC (Direction Régionale des Activités Culturelles), de la mairie, des Architectes des bâtiments de France et de l’INSEE.
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