Le but de ce rapport est de fournir des éléments pour l’emploi de l’Analyse Socio-Economique (ASE) dans le cas spécifique des nanomatériaux. Il se base notamment sur la courte expérience de son utilisation dans REACh pour les substances chimiques « classiques ».
Ce travail permettra d’une part de contribuer à l’objectif du Grenelle de l’Environnement d’élaborer « une méthodologie d’évaluation des risques et des
bénéfices liés à ces substances et produits [nano] ». D’autre part, il pourra être utile pour se préparer aux probables évolutions et adaptations de REACh, en particulier de l’ASE dans REACh, aux nanomatériaux.
Cette étude évalue les possibilités techniques et économiques de réduction des émissions des NOx dans le secteur de la cimenterie.
Deux approches ont été combinées afin d’évaluer les possibilités techniques. Une analyse ex-post sur la période 2000-2008 a permis d’identifier les déterminants des émissions de NOx du secteur. Elle a mis en évidence le rôle significatif de deux MTD (système expert d’optimisation et SNCR) et également d’autres déterminants comme le type de four, de la VLE à laquelle l’établissement est soumis et du combustible utilisé.
Une analyse ex-ante a simulé l’impact de scénarios technico-économiques sur les émissions de NOx à l’horizon 2020. Ces scénarios se distinguent les uns des autres en termes d’hypothèses sur l’évolution de l’activité économique du secteur et de l’adoption des MTD (SNCR, SCR). Selon ces scénarios l’adoption de la SNCR par tous les fours permettrait de réduire les émissions de NOx en 2020 de 2,8 à 3,2% par rapport au scénario ‘statu quo’ dans la même année. L’adoption de la SCR par tous les fours permettrait de réduire les émissions de NOx en 2020 de 30,0 à 34,2% par rapport au statu quo. Enfin, pour le scénario le plus proche des préconisations du BREF ciment révisé, les émissions diminuent de 1,0 à 1,3% par rapport au statu quo.
Les possibilités économiques ont été évaluées en analysant l’impact de la mise en œuvre de MTD plus ambitieuses et plus coûteuses sur la compétitivité du secteur. L’éventuel impact sur la compétitivité a été évaluée par rapport à la compétitivité-prix (possibilités de transmission du coût des MTD vers l’amont ou l’aval, menace d’un remplacement du ciment par d’autres matériaux, menace de nouveaux entrants, augmentation de la rivalité entre les sociétés françaises…) et à la compétitivité-produit (e.g. effets de MTD sur les attributs qualitatifs du ciment et sur son bilan environnemental global). L’étude a identifié que le risque d’une internalisation du coût des MTD afin de ne pas réduire la compétitivité-prix est plutôt faible, tandis que l’impact des MTD sur la compétitivité dépend plus étroitement du type de MTD.
Cette étude a pour objectif de recenser les meilleures technologies disponibles qui pourraient être adoptées pour réduire les rejets atmosphériques des crématoriums. Une analyse de données françaises et européennes est effectuée. Des préconisations en matière d'épuration des rejets atmosphériques sont proposées.





